Création mondiale

CREATION MONDIALE d’ une oeuvre de Touve R.Ratovondrahety

Mercredi 10 Octobre 2012, Duomo San Marco, Pordenone, 20h30

(Italie, Aéroport de Venise Marco Polo)

Oeuvre pour Choeur, cuivres, percussions, voix d’enfants et violoncelle solo, pour l’accompagnement du film La passion de Jeanne d’Arc e C.T. Dreyer (1928)

Festival international Le Giornate del Cinema Muto 

Direttore del coro/Choir Director: Roberto Spremulli

Violoncello: Giuseppe Barutti

Organo/organ: Andrea Tomasi

Presidente Società Musicale San Marco: Alessandra Montini Natalucci

Voce bianca/Treble voices/children’s choir: Veronika Neucebauer, Irene Callegaro

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I feel it is presumptuous to create yet another new musical accompaniment for Dreyer’s masterpiece, which has already inspired so many.

I am fortunate to have lived for eight years in Orléans, where the Festival of Jeanne d’Arc is a much-loved annual event, splendidly celebrated each May.

Moreover, the “Solennité de Jeanne d’Arc” is always an exceptional annual liturgy in the Paris church in which I now work: all this has determined the atmosphere and the choice of text which is the major difficulty in this project.

The text is in Latin. The advantage is that the non-latinist spectator is not obliged to give a meaning to the texts, but the imagination, fed by what is seen on the screen, can invent, thanks to the particular resonance of the Latin words: the aim is not to interfere with the “words” of the film.

For instance, extracts from the proper (French, propre) of the Messe de Jeanne d’Arc are here preceded by Ecce sacerdos magnus (the text for the reception of a priest).

Curiously, we can readily associate the second part of this text with Joan herself: “Amavit eum Dominus & ornavit eum stolam gloriae induit eum, & testamentum suum super caput ejus confirmavit.” (The Lord loved him/her and dressed him/her with garments of glory, and confirmed his covenant on his/her head.) Which follows an earlier declaration by the High Priest: “Ecce sacerdos magnus quem Dominus elegit sibi ad sacrificandum ei hostiam laudis.” (Behold the High Priest whom the Lord has chosen to sacrifice to him the host of praise.)

What guides this composition is the movement of the film. It is a film of movement in two senses of the word : the first, “movement” of its subject, the second, “movement” of its own esthetic. When the protagonists are still, the camera moves. When the camera is static, the protagonists are in movement…

 This results in a distinctive rhythm which is not far removed from the rhythm required to accompany dance, specifically the Pavane – sometimes seen as a dance of death.

 

For symbolic purposes, I use Gregorian themes: the Pater Noster, Dies Irae, Tantum Ergo and the Agnus Dei from the Requiem Mass. I use direct quotations from modern works which seem to me to capture certain crucial moments of the film: a bar of Stravinsky’s Symphonie des Psaumes (when Jeanne is refused the Eucharist) and seven bars of Gustav Mahler’s 8thSymphony (when Jeanne falls into the trap of the promise of a letter from the King). Finally I use in their entirety, but with a new harmonization, three verses of La Cantique à Sainte Jeanne d’Arc (Concordent nostri caelica) by Monseigneur Foucault, for the eventual arrival of the communion for Jeanne; and for the end of the film, Marcel Laurent’s Hymne à l’étendard (which accompanies the festival in Orléans every 7th May), in instrumental version but with the addition of two bars for the choir with the words CRUCEM SUAM, which sums up my personal interpretation of Dreyer’s film.

I would like to dedicate this work to David Robinson and to Henri de Villiers (Master of the Chapel of Saint-Eugène Sainte Cécile, Paris), and to all my friends in Orléans, where I spent my years of study in the Conservatoire. 

Touve R. Ratovondrahety

(traduction, David Robinson)

Composition musicale pour le film «  La Passion de Jeanne d’ Arc » de Dreyer

 Il me semble présomptueux de créer encore une nouvelle musique sur ce chef d’ œuvre de Dreyer qui a déjà inspiré plus d’un.

 C’est une chance d’ avoir vécu 8 ans à Orléans où la Fête de Jeanne d’ Arc est populaire, annuellement célébrée somptueusement au mois de Mai.

Par ailleurs, la « Solennité de Jeanne d’ Arc » est toujours une liturgie exceptionnelle et annuelle dans l’ Église où je travaille: tout cela détermine une ambiance et le choix du texte qui est la difficulté majeure dans ce projet.a

 Le texte est en latin: l avantage est que l’auditeur non latiniste n’est pas obligé d’y donner un sens mais son imagination, alimentée par les propos du film, peut en inventer grâce à la résonance particulière des mots en latin: le but est de ne pas interférer avec les « paroles » du film.

 

Par exemple, des extraits du « propre » (it.: proprio, eng.: proper) de la Messe de Jeanne d’ Arc est ici précédé du Ecce sacérdos magnus (texte dédié pour la réception d’un évêque).

 

Curieusement, on peut attribuer à Jeanne la seconde partie de ce texte: « Amavit eum Dominus & ornavit eum stolam gloriae induit eum, & testamentum suum super caput ejus confirmavit »

(Le Seigneur l’a aimé(e) et l’a orné(e) en le (la) revêtant du vêtement de la gloire, et il a confirmé son alliance sur sa tête.). Qui suit une première partie, pour le Grand Prêtre qui juge:

« Ecce Sacérdos magnus quem Dominus élegit sibi ad sacrificandum ei hostiam laudis »

(Voici le grand Prêtre que le Seigneur s’est choisit pour qu’il lui sacrifie l’ hostie de louange)

Ce qui est entraînant pour cette composition, c’est le mouvement du film.

C’est un film « mouvementé » dans deux sens du terme:

de un, « mouvementé » de par son sujet, de deux, de par son esthétique même : quand les protagonistes sont statiques, la caméra bouge. Quand la caméra est statique, les protagonistes sont en mouvement… de là dégage un certain rythme, qui n’est pas tant éloigné de ce dont a besoin un accompagnateur de danse: la Pavane, qui est un rythme de cortège, me semble ici très appropriée 

La Cantique à Sainte Jeanne d’ Arc de Monseigneur Foucault et l’ hymne A l’ étendard, paroles de Monseigneur Vié, musique de Marcel Laurent, qui accompagne la fête touts les 7 Mai à Orléans, seront ajoutés à ce travail.

Je dédie ce travail à David Robinson, à Henri de Villiers (Maître de Chapelle de Saint-Eugène Sainte Cécile à Paris), et à tous mes amis d’ Orléans où j’ai fais mes années de conservatoire de musique.

Composition musicale pour le film «  La Passion de Jeanne d’ Arc » de Dreyer

Il me semble présomptueux de créer encore une nouvelle musique sur ce chef d’ œuvre de Dreyer qui a déjà inspiré plus d’un.

C’est une chance d’ avoir vécu 8 ans à Orléans où la Fête de Jeanne d’ Arc est populaire, annuellement célébrée somptueusement au mois de Mai.

Par ailleurs, la « Solennité de Jeanne d’ Arc » est toujours une liturgie exceptionnelle et annuelle dans l’ Église où je travaille: tout cela détermine une ambiance et le choix du texte qui est la difficulté majeure dans ce projet.a

Le texte est en latin: l avantage est que l’auditeur non latiniste n’est pas obligé d’y donner un sens mais son imagination, alimentée par les propos du film, peut en inventer grâce à la résonance particulière des mots en latin: le but est de ne pas interférer avec les « paroles » du film.

Par exemple, des extraits du « propre » (it.: proprio, eng.: proper) de la Messe de Jeanne d’ Arc est ici précédé du Ecce sacérdos magnus (texte dédié pour la réception d’un prêtre).

Curieusement, on peut attribuer à Jeanne la seconde partie de ce texte: « Amavit eum Dominus & ornavit eum stolam gloriae induit eum, & testamentum suum super caput ejus confirmavit »

(Le Seigneur l’a aimé(e) et l’a orné(e) en le (la) revêtant du vêtement de la gloire, et il a confirmé son alliance sur sa tête.). Qui suit une première partie, pour le Grand Prêtre qui juge:

« Ecce Sacérdos magnus quem Dominus élegit sibi ad sacrificandum ei hostiam laudis »

(Voici le grand Prêtre que le Seigneur s’est choisit pour qu’il lui sacrifie l’ hostie de louange)

Ce qui est entraînant pour cette composition, c’est le mouvement du film.

C’est un film « mouvementé » dans deux sens du terme:

de un, « mouvementé » de par son sujet, de deux, de par son esthétique même : quand les protagonistes sont statiques, la caméra bouge. Quand la caméra est statique, les protagonistes sont en mouvement… de là dégage un certain rythme, qui n’est pas tant éloigné de ce dont a besoin un accompagnateur de danse…

La Cantique à Sainte Jeanne d’ Arc de Monseigneur Foucault et l’ hymne A l’ étendard, paroles de Monseigneur Vié, musique de Marcel Laurent, qui accompagne la fête touts les 7 Mai à Orléans, seront ajoutés à ce travail.

Je dédie ce travail à David Robinson, à Henri de Villiers (Maître de Chapelle de Saint-Eugène Sainte Cécile à Paris), et à tous mes amis d’ Orléans où j’ai fais mes années de conservatoire de musique.

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